Méthodes de travail/Les flashcards

Méthodes de travail

Les flashcards : la carte qui teste, pas la carte qui résume

Une flashcard n’est pas un mini-résumé. C’est une question à laquelle tu réponds de mémoire, et dont l’échec t’apprend quelque chose.

La plupart des étudiants qui abandonnent les flashcards en PASS n’ont pas abandonné la méthode : ils ont abandonné de mauvaises cartes.

10 mots
maximum pour la question. Une seule règle de longueur.
3 verdicts
je savais, j’ai hésité, je ne savais pas — pas seulement réussi / raté.
+ de 100 000
cartes déjà écrites, chapitre par chapitre, dans Diploma Lab.

Jamais au premier passage

C’est la règle la plus contre-intuitive et la plus importante : on ne fabrique aucune carte au J0. Au premier passage, tu cherches à comprendre. Tu n’as encore aucune idée de ce qui va t’échapper — alors tu découpes la fiche entière en cartes, tu en produis cent vingt, et tu en abandonnes la moitié en trois jours.

Les cartes se créent au J1, à partir des trous que tu viens de constater. Une notion restituée sans effort n’a pas besoin de carte. Une notion sur laquelle tu as séché en mérite une, parfois deux.

En biochimie et en biologie cellulaire
Pas de cartes tant que la séance du professeur n’a pas eu lieu. Tant que tu n’as pas eu le cours, tu ignores ce qui compte et comment il le formule : les cartes fabriquées avant sont de mauvaises cartes. En attendant, relisez la fiche, tentez les QCM, notez ce qui reste flou.

Ce qui fait une bonne carte

Une carte utile tient à une seule règle de longueur : une question de dix mots maximum. Si la réponse fait trois lignes, la carte contient trois notions — découpez-la.

Et l’ordre compte. Avant de t’interroger sur le détail d’une notion, fais-toi une carte sur la notion elle-même : c’est quoi, à quoi ça sert. Sans ça, tu deviens capable de réciter les dix réactions de la glycolyse sans savoir dire ce qu’est la glycolyse — ce qui ne rapporte rien le jour de l’épreuve.

Six cartes réelles — chapitre « Métabolisme énergétique », biochimie

Cliquez une carte pour la retourner. Une question tient en dix mots : c’est ce qui permet d’en passer soixante en un quart d’heure.

Trois cartes ratées, et leur correction

La carte telle qu’on la voit souventCe qui ne va pas — et la version qui marche
« La glycolyse » → dix lignes de définition, localisation, bilan et régulation.Ce n’est pas une carte, c’est la fiche recopiée. Tu ne pourras jamais la « savoir » : il n’y a pas de verdict possible. Découper en six cartes d’une notion chacune.
« Glycolyse : cytosol ? »Une question fermée se devine à pile ou face. « Où se déroule la glycolyse ? » → « Exclusivement dans le cytosol ».
« Combien de réactions dans la glycolyse ? » comme toute première carte du chapitre.Le détail avant la notion. Tu sauras « 10 » sans savoir ce que fait la glycolyse. Commencer par « c’est quoi, à quoi ça sert », puis descendre dans le détail.

Passer ses cartes : trois verdicts, pas deux

Une carte se juge en une seconde, et le verdict décide de la date du prochain passage. Deux verdicts ne suffisent pas : entre « je savais » et « je ne savais pas », il y a « j’ai hésité », et c’est là que vit l’essentiel du programme au mois de novembre.

Je ne savais pas

La carte revient dans la série en cours, quelques cartes plus loin. On ne la remet pas à demain.

J’ai hésité

Elle avance dans la séquence, mais revient sous une semaine. Une carte qui hésite trois fois est une notion mal comprise, pas mal apprise.

Je savais

Elle s’espace. Elle reviendra, mais de plus en plus loin.

Rien ne t’interdit de réviser. Les échéances servent à ordonner la file — les cartes en retard d’abord, les jamais vues ensuite — jamais à te répondre « rien à réviser aujourd’hui ». Un logiciel qui te ferme la porte un dimanche de janvier a tout faux.

Ce que les cartes donnent au concours

Un item d’annale se joue souvent sur un mot : linéaire ou ramifié, sérine ou tyrosine. C’est précisément ce qu’une carte de cinq mots entraîne, et ce qu’une relecture ne travaille jamais.

Annale · Biochimie · Sorbonne Université · PACES 2018-2019

Indiquer parmi les propositions suivantes concernant les oses, celle(s) qui est (sont) exacte(s) :

Touchez une proposition pour voir la correction. Ce n’est pas un quiz.

Diploma Lab

Plus de 100 000 cartes, déjà écrites, chapitre par chapitre

Dans Diploma Lab, chaque chapitre arrive avec son jeu de cartes préparé par la prépa, dans le format ci-dessus. Tu les passes, tu les ranges, tu ajoutes les tiennes — et tu peux générer une carte directement depuis une notion de ta fiche.

Questions fréquentes

Combien de cartes par chapitre ?

Il n’y a pas de bon nombre : il y a le nombre de notions tombables du chapitre. Nos jeux officiels vont de cinquante à cent trente cartes selon la densité de la fiche. Ce qui doit rester constant, c’est la longueur d’une carte, pas leur quantité.

Vaut-il mieux créer ses cartes ou utiliser celles de la prépa ?

Les deux, et pas au même moment. Le jeu de la prépa balaye tout le chapitre, y compris ce que tu n’aurais pas pensé à isoler. Tes cartes, elles, visent exactement tes trous du J1 — ce sont souvent les dix qui te font gagner des points.

Les flashcards remplacent-elles la fiche ?

Non. Elles remplacent la relecture, pas la compréhension. Dès qu’une carte bloque deux fois, la bonne réaction est de rouvrir la fiche à la bonne page, pas de repasser la carte une troisième fois.

Ça marche en anatomie ?

Mal, si tu récites. Bien, si la carte porte un schéma dont les légendes sont masquées. En anatomie, l’épreuve consiste à replacer, pas à énoncer.

Sources et mise à jour

Karpicke, J. D. & Roediger, H. L. (2008), Science — le rappel actif l’emporte sur la relecture. L’annale citée est un item PACES 2018-2019 (Sorbonne Université). Cette page décrit une méthode de travail.

État des informations au 8 septembre 2026.

Un entretien

Voir les cartes sur un chapitre réel

Un membre de l’équipe admissions peut te montrer un jeu de cartes calé sur ta faculté.

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